Droit à la déconnexion

Et vous, le droit à la déconnexion ça vous concerne ? Vous l’avez déjà mis en place ? Votre direction ne voulait pas vous autoriser à vous déconnecter ? Ce n’est que pour les grosses entreprises qui ont plus de 50 salariés ? Vos clients sont d’accords ?
Autant de questions que nous pouvons nous poser pour mieux appréhender cette loi.

2 visions se confrontent, à mon sens, quand nous évoquons ce droit à la déconnexion :

  • d’un côté, le digital, le web, le numérique cela s’est réellement développé depuis 20 ans même si ces technologies sont bien anciennes. Les entreprises ont donc eu 20 ans pour mettre leurs structures  et leurs collaborateurs à niveau. Certains ont volontairement réalisé cette évolution, d’autres dans la douleur, car leur secteur d’activité s’est transformé : exemple de la presse. Cependant, l’ensemble des entreprises n’ont choisis cette prise en compte de l’évolution numérique d’où l’obligation de l’Etat d’intervenir sur ce point.
  • de l’autre côté, un Etat qui réagit constamment en décalage de nombreuses années après face aux problématiques du numérique : droit Internet, piratage artistique : films, séries TV,… et donc contrôle de la déconnexion pour préserver la santé mentale et physiques des collaborateurs, la santé au travail !

Le droit à la déconnexion, c’est quoi ?

A partir du 1er janvier 2017, les entreprises de plus de 50 salariés ayant un délégué syndical devront appliquer un cadre permettant aux salariés de ne pas être obligés de se connecter à leurs emails, leurs extranets, leurs ordinateurs professionnels.

Les usages ont changé en 15 ans et la transformation digitale s’accélère. Les moyens de travailler se sont améliorés et il est possible de travailler n’importe où, n’importe quand. Cette souplesse a des effets pervers. Les conséquences sont, notamment, une hyper-activité web, une incapacité à « lâcher prise », un stress à l’idée de manquer un email ou information importante… c’est dans ce contexte qu’est mise en place ce droit à la déconnexion.

 

Manque cruel de connaissances sur la transformation digitale et ses effets

Ce phénomène n’est pas nouveau et cela fait déjà une dizaine d’années que le sujet est d’actualité. Chaque entreprise, chaque responsable, chaque salarié, chaque indépendant a géré le problème comme il le pouvait. De l’expérience, il ne résulte pas que de mise en pratique. Quelques entreprises ont déjà mises en place l’équivalent de ce « droit à la déconnexion ». Cependant, si le droit s’en mêle, il est évident que la méconnaissance des équipes encadrantes ou le manque de prise de recul des individus a poussé le régulateur à intervenir.

Les entreprises ont continué à travailler normalement sans prendre en compte les évolutions qui sont apparues au fils des années : réseaux sociaux, smartphone… les supports de communication et de travail se sont transformés. Les connaissances de l’usage de ces nouveaux usages sont essentiels. Mieux nous connaissons notre environnement plus il est facile de l’appréhender.

Manque de connaissances sur la transformation digitale

 

Libres actions laissées à l’entreprise

Plusieurs interprétations de ce choix sont possibles. Tout d’abord, cette approche permet au gouvernement de laisser les décisions aux entreprises et ne pas porter la responsabilité en cas de mauvaises applications.

Les entreprises vont pouvoir prendre en compte le contexte économique et sociale de leur activité ce qui est plutôt positif. Par contre, tout va dépendre des connaissances et des compétences des équipes encadrantes. Leur ouverture d’esprit et leur capacité a intégré les nouveaux usages au monde du travail seront essentiels. Le droit ne suffira donc pas et l’entreprise à un rôle important à jouer dans cette transformation digitale.

Manque de connaissances sur la transformation digitale

 

De nouveaux usages digitaux arrivent…

Le droit à la déconnexion, outre son imperfection a déjà un temps de retard. Dans un monde, où le web se retrouve partout et dans des supports de plus en plus variés : magasins physiques, affichage, vêtements, montres, bracelets, ampoules,… il est nécessaire d’aller plus loin.

Comment faire ? c’est simple… éduquez, informez, mettez en place des temps sur des outils digitaux en entreprise, mais surtout dans la vie de tous les jours. Plus vous informer vos collaborateurs sur la meilleure manière d’utiliser ces outils plus ils comprendront que chaque outil doit être utilisé de manière pertinente, raisonnée et connaissance de cause (conditions générales d’utilisations, données privées récoltées sur eux, conséquences de ces usages)

Cela prouve bien qu’il reste un long chemin a effectué concernant la prise de conscience de cette transformation digitale. Le droit à la déconnexion s’applique aux usages courant actuels. Cependant, le législateur et les responsables dans les entreprises sont obligés d’aller plus loin et de réellement « jouer le jeu ». Sinon, les conséquences seront de plus en plus graves pour les individus et donc pour les entreprises. Il est nécessaire de mettre en place des montées en compétence globale concernant le digital sinon cela coûte cher.

 

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